Théorie de la lithographie

La Lithographie est, à proprement parler, l’Art d’é­crire, de dessiner et de graver sur une pierre d’une nature particulière ou un métal doué de certaines qualités, tel que le zinc.

Mais on désigne aussi sous ce nom un genre d’impression, au moyen duquel on multiplie les dessins ou les écritures tracés avec une encre grasse sur cette pierre ou sur le zinc, qu’on est parvenu à lui substituer depuis quelques années.

Nous mentionnons seulement ici ce procédé, dont il sera question dans le corps de l’ouvrage, pour ne nous occuper que cle la pierre, comme matière première ayant donné naissance à l’impression qui nous occupe.

Tous les procédés lithographiques sont la consé­ quence d’effets d’affinités qui découlent naturellement

1 – De la facilité avec laquelle l’eau imbibe les pierres calcaires et généralement tous les corps poreux, sans cependant contracter avec eux une adhé­ sion bien intime ;

2 – De la pénétration ou seulement de la forte adhé­rence que les corps gras ou résineux exercent sur les pierres calcaires, adhérence telle que le plus souvent on ne peut enlever les uns, sans attaquer la substance des autres ;

3 – De l’affinité des corps gras ou résineux pour les substances de même nature et leur répulsion pour l’eau ou tous les corps mouillés.

Il résulte de ces principes qui sont la base de la lithographie :

1 – Qu’un trait gras ou résineux, tracé sur la pierre, y adhère si fortement que si l’on veut le faire disparaître, il faut employer ou des moyens mécaniques, ou des agents chimiques doués d’une action considé­ rable pour l’en séparer;

2 – Que toutes les parties de la pierre non recouvertes de matières grasses ou résineuses reçoivent seules et conservent jusqu’à son évaporation l’eau mi y adhère ;

3 – Qu’enfin, si l’on passe sur cette pierre un rouleau enduit d’une couleur grasse ou résineuse, cette couleur s’attachera aux traits graisseux ou résineux et sera repoussée par les parties mouillées.

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